
Sur 19 juin, le Projet « Tuseme » du GPE KIX a organisé une session d'échange et d'apprentissage à École polyvalente de Central Hagadera dans le Camp de réfugiés de Dadaab, qui fait partie du complexe de réfugiés de Dadaab, dans le comté de Garissa, au nord-est du Kenya. Cet événement a réuni des acteurs du secteur de l’éducation afin de réfléchir aux réalités auxquelles sont confrontés les élèves réfugiés et d’identifier des solutions concrètes, portées par les communautés, visant à promouvoir une éducation équitable, inclusive et respectueuse de l’égalité des sexes. Cette initiative a réaffirmé l’engagement du FAWE à garantir que même les enfants et les jeunes les plus marginalisés aient accès à des possibilités d’apprentissage sûres et de qualité.
L'équipe d'animation était composée de Rose Atieno, chargée de programme au Secrétariat régional du FAWE (FAWERS) ; Lawrence Amwayi, assistante financière au Secrétariat régional de la FAWE ; des collègues de FAWE Kenya; et HERS-EA. Ensemble, ils ont animé des débats interactifs visant à favoriser la collaboration entre les représentants du ministère de l'Éducation, les enseignants, les chefs d'établissement, les membres de la communauté, les organisations de la société civile et les partenaires de développement, notamment le Fédération luthérienne mondiale (bureau du Kenya et de la Somalie). La diversité des participants a permis de créer une plateforme précieuse pour le partage d'expériences et le renforcement des partenariats, dans le but d'améliorer les résultats scolaires des communautés de réfugiés.
Les participants ont abordé sans détours certains des obstacles les plus pressants auxquels sont confrontés les apprenants réfugiés, notamment les difficultés linguistiques liées à la pénurie d'enseignants recrutés par l'État et le problème récurrent des grossesses chez les adolescentes. À travers le Clubs Tuseme Dans le cadre de cette approche, les parties prenantes ont exploré des solutions portées par les acteurs locaux qui permettent aux apprenants d’identifier les défis, d’exprimer leurs préoccupations en toute confiance et de contribuer activement à un changement positif au sein de leurs établissements scolaires et de leurs communautés. Les discussions ont montré à quel point la méthodologie Tuseme continue d’offrir une plateforme puissante pour promouvoir la participation, le leadership et la résilience des élèves.
Cette rencontre a également souligné l’importance d’une action collaborative pour relever les défis éducatifs complexes dans les contextes humanitaires. En réunissant des institutions gouvernementales, des partenaires du développement, des éducateurs et des communautés, cette session a renforcé l’appropriation collective des interventions visant à soutenir l’éducation des filles, l’égalité des sexes et l’inclusion sociale. Les participants ont réaffirmé leur engagement à créer des environnements d’apprentissage où chaque enfant, quelle que soit sa situation, puisse participer, réussir et réaliser pleinement son potentiel.
Cette session de formation s'inscrivait dans le cadre d'un programme d'activités plus large qui a abouti à la participation à la Journée mondiale des réfugiés cérémonies commémoratives le 20 juin, ce qui a permis de mieux faire connaître le projet « KIX Tuseme » du Partenariat mondial pour l'éducation (GPE) et sa contribution à l'éducation des réfugiés. Cette initiative a été suivie d'une formation au leadership sur 21 juin qui ont permis de renforcer la capacité des principales parties prenantes à pérenniser et à étendre l'intervention Tuseme. Ensemble, ces actions ont démontré le pouvoir transformateur du partenariat, du leadership local et des approches fondées sur des données probantes pour faire progresser l'éducation inclusive des filles et des garçons réfugiés dans toute la région.