
Le forum “ Higher Education Transformation ” de 2026, qui s’est tenu à Accra, au Ghana, a marqué un tournant décisif pour le paysage universitaire et de l’innovation en Afrique. C’est là que le Dr Martha Muhwezi, directrice exécutive de FAWE Africa, est montée sur scène pour animer une session captivante et tournée vers l’avenir intitulée « Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM), innovation et transformation industrielle : la preuve par la pratique — l’ingénierie et les sciences, moteurs du développement ».”
Cette session a réuni un ensemble remarquable d’acteurs issus de l’écosystème africain de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Parmi les éminents intervenants figuraient Esther Eshun, chercheuse postdoctorale à l’ISSER ; Jalal Charad, président de l’Université polytechnique Mohammed VI (UM6P) ; le professeur Christian Happi, directeur du Centre africain d’excellence pour la génomique des maladies infectieuses (ACEGID) à l’université Redeemer’s ; et Patrick Awuah, fondateur et président de l’université Ashesi. Ensemble, ils incarnaient toute l’étendue et la richesse des capacités intellectuelles et innovantes du continent.

La discussion a porté sur la manière dont les institutions africaines pourraient renforcer leurs capacités dans les domaines des sciences et de l’ingénierie. Elle a examiné comment tirer parti des technologies émergentes telles que l’IA, comment approfondir les liens entre la recherche et l’industrie, et comment doter les jeunes des compétences nécessaires pour stimuler l’innovation et le développement durable. Chaque intervenant a apporté un point de vue unique, mais un fil conducteur s’est dégagé de la discussion : la nécessité urgente pour l’Afrique d’investir dans son propre capital humain et de mettre en place des systèmes favorisant l’épanouissement des talents locaux.
Pour le FAWE, les enjeux étaient clairs. Il restait essentiel de veiller à ce que les filles et les jeunes femmes ne se contentent pas de participer à ces discussions, mais qu’elles occupent une place centrale au sein de l’écosystème africain de l’innovation. Il ne s’agissait pas d’une simple mesure symbolique, mais bien d’une question de stratégie. La transformation de l’Afrique dépendait de la pleine participation de tous ses talents, indépendamment du genre ou de l’origine.
Une question forte a émergé de cette session, une question qui résumait bien le défi auquel le continent est confronté : “ Qu’est-ce qui a rendu mon parcours possible — et comment faire en sorte que cela devienne la norme plutôt que l’exception ? ” Cette question est restée en suspens, à la fois comme une provocation et un appel à l’action. Elle exigeait des dirigeants et des institutions qu’ils aillent au-delà de la simple célébration des réussites individuelles et qu’ils mettent plutôt en place des systèmes où de telles réussites deviendraient monnaie courante.
Pour développer le capital humain de l’Afrique, il fallait mettre en place des systèmes permettant aux talents, quels que soient leur genre ou leur origine, d’accéder à des opportunités, de développer leur potentiel et de contribuer à la transformation du continent. Cela exigeait une démarche délibérée, des investissements et un engagement inébranlable en faveur de l’inclusion.
FAWE Africa était fière de constater que ces échanges contribuaient à faire émerger une vision commune d’un enseignement supérieur inclusif, innovant et transformateur à travers toute l’Afrique. La rencontre d’Accra n’a pas été un simple moment de dialogue ; elle a constitué un pas en avant vers un avenir où le potentiel de l’Afrique serait pleinement exploité.
