
Le 22 septembre, un moment décisif de dialogue et de redéfinition des objectifs s'est produit. Ce fut un honneur pour le Dr Emebet Mulugeta, secrétaire honoraire de FAWE Afrique, et le Dr Martha Muhwezi, directrice exécutive de FAWE Afrique, de rencontrer S.E. la professeure Naana Jane Opoku-Agyemang, vice-présidente de la République du Ghana et ancienne présidente de FAWE Afrique. Leur rencontre a porté sur une mission commune et durable : faire progresser l’autonomisation des femmes et des filles à travers le continent.
Cette conversation était bien plus qu’une simple visite de courtoisie ; il s’agissait d’une réaffirmation stratégique d’une vision collective. Au sein de FAWE Africa, la conviction était ferme et fondamentale : investir dans une jeune fille n’était pas seulement un investissement dans un individu. C’était un investissement dans sa famille, sa communauté, son pays et l’avenir de l’Afrique. Cette conviction a guidé chaque échange et a sous-tendu chaque point de discussion.
Ce dialogue a clairement réaffirmé que l’accès à l’éducation ne suffisait pas à lui seul. Les filles devaient pouvoir s’inscrire à l’école, y rester et mener leur scolarité à son terme. Elles devaient réussir leur passage vers l’enseignement supérieur, l’acquisition de compétences et un emploi décent. Et enfin, elles devaient s’épanouir en tant que dirigeantes, innovatrices et actrices économiques. Tel était le parcours complet, qui exigeait un soutien sans faille à chaque étape.
Pour y parvenir, les dirigeants ont convenu qu'il était essentiel de maintenir des investissements dans plusieurs domaines clés :
- Une éducation de qualité, inclusive et tenant compte des spécificités de chaque sexe
- Compétences, innovation, esprit d'entreprise et opportunités numériques
- Leadership, autonomie et participation effective à la prise de décision
- Des politiques et des contextes qui ont permis de lever les obstacles systémiques
- Des partenariats solides entre les pouvoirs publics, la société civile, les partenaires au développement et le secteur privé
Le message était sans équivoque : les femmes et les jeunes filles ne doivent pas seulement être les bénéficiaires du développement de l’Afrique, elles doivent en être les architectes et les actrices. Cette réunion a clairement rappelé que lorsque les dirigeants s’unissent autour d’une cause commune, la voie vers un changement transformateur devient plus claire et plus accessible.
À l’issue de la discussion, l’attention s’est tournée vers l’avenir. Lors de la 4e Conférence internationale du FAWE sur l’éducation des filles en Afrique, des pistes concrètes visant à transformer les systèmes éducatifs seraient explorées. Ces pistes comprenaient notamment le financement favorisant l’égalité des sexes, le leadership des jeunes, l’innovation et la technologie, les partenariats et la responsabilisation. Car en finançant son éducation, nous investissons dans l’avenir de l’Afrique.
Investissez dans son avenir. Investissez dans l'avenir de l'Afrique.