Parfois, le travail le plus important se fait loin des projecteurs, dans les salles de classe où l'avenir se dessine et dans les réunions silencieuses où les grandes décisions sont prises.
L'équipe du Secrétariat régional du FAWE, dirigée par la Directrice exécutive adjointe, Dr. Martha Muhwezi, accompagnée de Catherine Asego, Beatrice Mwangi et Carolyne Wanjiru, s'est rendue au Malawi pour une visite de suivi dans le cadre de la phase II du projet de la Fondation Mastercard. Mais il ne s'agit pas d'une simple mission sur le terrain - c'est un voyage d'affirmation, d'apprentissage et d'alignement.
Tout a commencé par une réunion chaleureuse et ciblée avec l'équipe dévouée du FAWE Malawi (FAWEMA). Au cours d'une brève séance d'information, leur passion était indubitable. Avec transparence et profondeur, ils nous ont présenté le travail actuel de l'antenne - huit projets actifs, chacun d'entre eux s'inscrivant dans une vision plus large : faire en sorte que les filles du Malawi non seulement accèdent à l'éducation, mais qu'elles s'y épanouissent.
Elles ont ensuite visité le Salima Technical College, où 21 étudiants (20 filles, 1 garçon) suivent actuellement des cours liés aux STIM. L'énergie qui se dégageait de cet espace était incomparable : des jeunes femmes entourées de machines, de formules mathématiques et d'ambition. Elles ont rencontré de futurs ingénieurs, informaticiens et innovateurs. On leur a rappelé que lorsqu'on investit dans l'éducation d'une fille, on investit dans quelque chose de bien plus grand que son avenir - on investit dans l'avenir de sa communauté, de son pays, de son continent.
Le travail se poursuit, cette fois sous la forme d'un engagement du Comité national de sélection. Ils ont plongé au cœur du processus de recrutement : Comment atteindre les filles les plus méritantes ? Comment s'assurer qu'elles ne se contentent pas d'entrer dans les domaines des STIM, mais qu'elles y restent, qu'elles y excellent et qu'elles y jouent un rôle de premier plan ?
Ce fut un dialogue franc et courageux. L'équipe a discuté de ce qui fonctionne, de ce qui doit être repensé et des politiques qui pourraient aider à construire un système plus fort et plus sensible au genre. Car l'accès aux STIM n'est pas seulement une filière, c'est une promesse. Et cette promesse doit être soutenue par une véritable stratégie, informée par les réalités de la communauté et façonnée par les filles elles-mêmes.
Cette visite était plus qu'une simple visite de contrôle. Elle nous a rappelé l'importance de la proximité, de l'écoute de ceux qui travaillent sur le terrain et de notre détermination à combler les lacunes en matière d'opportunités pour les filles d'Afrique.