Changements de comportement par le mentorat

//Changements de comportement par le mentorat

Tendai a dû abandonner l’école en 2019 en classe de CE2 car elle ne pouvait plus supporter les moqueries de ses camarades  envers sa grand-mère malade mentale qui vivait avec elle, sa sœur et sa famille. Elle avait une faible estime d’elle-même du fait que sa famille était pauvre et ne pouvait assurer ses besoins primaires pour qu’elle se sente à l’aise parmi ses pairs.

Depuis qu’elle a commencé à étudier au centre d’apprentissage communautaire de  FAWEZI à Matobo, elle retrouve sa confiance en soi et arrive désormais à communier avec les autres enfants sans être intimidée. Avec le peu qu’ils ont, elle se débrouille pour porter des habits propres et décents et n’a plus honte devant ses camarades. Elle comprend sa précarité et se dit que si elle travaille dur et qu’elle arrive à poursuivre ses études à l’école formelle, elle trouvera du travail et pourra prendre soin de sa famille.

« Je suis heureuse de pouvoir communier avec  mes camarades. Auparavant, j’étais timide parce que ma famille était pauvre et j’ai dû abandonner l’école. Maintenant, je fais en sorte d’être présentable quand je viens à l’école. Merci au FAWEZI, à nos éducateurs et à nos mentors de nous avoir donné une seconde chance », a-t-elle déclaré.

Au même moment, un autre garçon de 14 ans a arrêté ses mauvaises fréquentations qui l’avaient amené à consommer de la drogue et d’autres substances illicites, après avoir assisté régulièrement aux cours du centre d’apprentissage communautaire de FAWEZI. Sa mère s’inquiétait pour lui et commençait à désespérer à son sujet.

 « On voyait rarement Adam à la maison et on entendait constamment dire qu’il volait du bétail des gens de la communauté en plus de  fréquenter des trafiquants de drogue. J’ai demandé de l’aide à la mère et éducatrice du centre Matankeni à Matobo puisque j’étais une mère célibataire. Deux mois plus tard, j’ai constaté un changement dans son habillement et même dans sa façon de s’adresser à moi. J’ai vu un jeune homme motivé qui se préparait pour les cours afin d’impressionner son éducateur. Je serais toujours reconnaissante envers FAWEZI », a déclaré la mère d’Adam. 

« Je suis content que le FAWEZI ait mis en place les centres d’apprentissage communautaires car cela a changé ma vie. Je ne veux pas être un toxicomane car grâce aux leçons que j’ai reçues, j’ai compris que cela tue et détruit l’avenir de quelqu’un », a noté Adam.

FAWEZI, en partenariat avec le MEPS, a suivi et accompagné des filles et des garçons de neuf à quatorze ans, non scolarisés,  dans les districts de Beitbridge et Matobo, à travers l’apprentissage communautaire dans le cadre du projet Education en contexte d’urgence. Au total, 25 éducateurs et 25 mères ont été formés dans les deux districts pour enseigner et encadrer les apprenants dans leurs communautés. Les éducateurs sont des enseignants qualifiés, à la retraite ou au chômage, et les mères sont des cadres communautaires qui ont été formées et dotées de compétences nécessaires pour assurer le tutorat.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative Adolescent Girls & Young Women Health for Life 360o (AGYW HFL 360o) qui est financé par le PEPFAR à travers l’USAID. Il est mis en œuvre par FHI 360 avec des sous-traitants

By |2021-09-16T13:11:11+03:00septembre 16th, 2021|Categories: Nouvelles|

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